Addiction sentimentale combat spirituel
LE PACTE DE L’HÔTEL : UN CALME TROMPEUR
— « Tu es sérieuse ? » demanda Kendrick, la voix troublée par l’audace de l’appel.
— « Je veux le faire avec toi. Alors, ne me dis pas non. »
Le contrat fut donc scellé dans l’anonymat d’une chambre d’hôtel dont L’eyra paya elle-même le prix. Ce soir-là, pour la première fois depuis deux ans, son sommeil fut alors d’une pureté absolue. Pas d’ombres, pas de poursuites, pas de visages déformés. Elle crut alors avoir trouvé le remède miracle : la chair pour faire taire l’esprit.
Mais la trêve fut courte. Une semaine plus tard, les rêves reprirent avec une violence décuplée. Kendrick était devenu sa drogue, son « tranquillisant » hebdomadaire. Elle l’appelait, payait les chambres, s’offrait à lui pour acheter quelques nuits de paix. Elle s’attachait alors à l’homme, ignorant que le piège spirituel se refermait sur eux.
LES VISIONS DE LA TRAHISON
Alors qu’elle espérait transformer cette addiction en amour, le monde invisible lui envoya des avertissements brutaux. Dans ses songes, elle voyait Kendrick au campus, embrassant une autre femme sous ses yeux, d’abord dans la cour, puis à l’étage.
L’eyra se réveillait dévorée par une jalousie toxique, avant de se raisonner :
— « Ce n’est qu’un jeu physique. Il dit lui-même qu’il est marié, qu’il a des amantes… Je ne suis qu’une voleuse de mari, après tout. »
Elle acceptait les mensonges de Kendrick pour protéger son besoin de lui, mais elle ne savait pas que le véritable danger n’était pas une autre femme, mais une force bien plus obscure.
LE REPAS DES OMBRES : L’AVERTISSEMENT ULTIME
Une nuit, le rêve changea de dimension. L’eyra se vit entrer chez une voisine, une femme que tout le quartier soupçonnait de sorcellerie. Là, à table, Kendrick mangeait calmement le repas servi par cette ombre. La femme fixa L’eyra avec un sourire prédateur : « Regarde ce que je fais de lui ! »
L’eyra hurla un « NON ! » qui la projeta hors de son sommeil. Elle comprit alors l’horrible vérité : en restant proche de Kendrick, elle faisait de lui une cible. Il n’avait pas sa force spirituelle ; il était vulnérable, une proie facile pour les démons qui la traquaient elle.
LE SACRIFICE : S’ÉLOIGNER POUR PROTÉGER
Dès l’aube, elle courut au campus. Il était là, bien vivant. Mais la peur ne la quitta pas.
— « Je dois le laisser tranquille, » se jura-t-elle. « Je ne peux pas permettre qu’il devienne leur trophée. »
Elle commença alors à dresser un mur entre eux. Elle l’appelait moins, fuyait son regard. Mais le destin est ironique : plus elle s’éloignait, plus Kendrick devenait tendre. Il n’était plus le prédateur des débuts ; il y avait de la douceur dans ses gestes, de la sincérité dans son regard. Il tombait amoureux au moment précis où elle devait l’abandonner pour le sauver.
Seule, sans amis capables de comprendre l’ampleur de sa guerre occulte, L’eyra devait trouver un moyen de briser le lien avant que les ténèbres ne dévorent l’homme qu’elle avait appris à aimer.
Addiction sentimentale combat spirituel
💡 Ce qu’il faut retenir : La solitude de l’initiée
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L’illusion du remède : L’eyra a cru que le sexe pouvait soigner ses rêves, mais cela n’a fait que nourrir son obsession.
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La vulnérabilité de l’autre : Dans un combat spirituel, nos proches sont souvent les « maillons faibles » utilisés par l’ombre pour nous atteindre.
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Le paradoxe du désir : Le rapprochement émotionnel de Kendrick arrive trop tard, créant un déchirement insupportable entre le cœur et la sécurité.
📝 Le débat du jour
Peut-on vraiment protéger quelqu’un en le quittant sans explication, ou le silence est-il plus destructeur que le danger lui-même ? L’eyra doit-elle tout avouer à Kendrick sur ses rêves de sorcellerie, au risque de passer pour folle ?
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