Premier amour rêve prémonitoire

L’ACALMIE AVANT LA TEMPÊTE

Le samedi s’annonçait alors parfait. Pour la première fois depuis des mois, L’eyra s’était réveillée sans le fracas d’une guerre invisible. Pas de démons, pas de cris, juste la douceur d’avoir rendu sa mère fière grâce à sa réussite aux examens. Elle savourait alors cette normalité retrouvée, entre tâches ménagères et balades tranquilles.
Mais à 17 heures, sur le chemin de chez une amie, le destin changea de visage. Il s’appelait Henri.

LE COUP DE FOUDRE ET LA RAISON

Planté sur une véranda, le regard d’Henri croisa le sien. La réaction de L’eyra fut immédiate :
« Et bien ! Plutôt mignon celui-là… Si ce n’est que pour lui, je veux bien un petit-ami ! »
L’attraction était électrique, mais L’eyra, fidèle à son instinct, recula. Elle se souvint alors des rumeurs, du passé « à problèmes » de ce garçon. Elle n’avait pas besoin de chaos dans sa vie  et elle choisit de l’ignorer. Du moins, elle essaya.

LE REFUS : UNE GUERRIÈRE QUI NE CÈDE PAS

Henri n’était pas du genre à abandonner. Lorsqu’il l’invita enfin à sortir, la réponse de L’eyra fut un chef-d’œuvre de franchise et de froideur :
— « Désolée, je ne sors pas, je n’ai pas d’argent pour le restaurant, et surtout… je ne veux pas le faire. »
Elle le laissa là, déçu, persuadée qu’elle venait de clore le chapitre. Elle ne regardait plus le ciel, elle ne priait plus. Toute son énergie était alors siphonnée par l’image de ce garçon. Mais le silence du Ciel ne dura pas.

QUAND LES RÊVES DICTENT LA LOI DU CŒUR

À peine deux jours après avoir rejeté Henri, la lumière dans les yeux de L’eyra s’éteignit. Les cauchemars reprirent, mais avec un nouveau protagoniste : Henri.
Ce n’était plus des combats, c’étaient des appels au secours. Dans ses songes, Henri pleurait ses problèmes. Plus troublant encore, le père d’Henri lui-même apparaissait en rêve pour la supplier :
— « Ne l’abandonne pas, L’eyra. Il ne s’en sortira pas sans toi. »
Le point de non-retour fut atteint lorsqu’elle rêva qu’Henri lui remettait un poème d’adieu avant un départ imminent. L’eyra était alors piégée.

LE PACTE DANGEREUX : AMOUR OU MISSION ?

Déchirée entre son refus viscéral des relations amoureuses et l’insistance de ses visions, L’eyra finit par céder. Non pas par amour, mais pour faire cesser les rêves qui la harcelaient. Elle accepta alors de devenir la « petite amie » d’Henri, une couverture pour accomplir ce qu’elle croyait être une mission divine.
Mais une question demeure : Est-ce vraiment la volonté du Ciel de la lier à ce garçon, ou est-ce le Diable qui a trouvé le moyen de la détourner de sa lumière en utilisant son empathie ?
 Premier amour rêve prémonitoire

💡 Ce qu’il faut retenir : Entre libre arbitre et destinée
  1. La distraction du cœur : Dès qu’Henri est entré dans sa vie, L’eyra a cessé de prier. C’est le premier signe d’un danger spirituel.
  2. Le rêve comme boussole : Ses rêves ne la lâchent pas, prouvant que sa vie amoureuse est liée à un plan plus vaste.
  3. Le danger du sacrifice : Accepter une relation par « devoir » ou pour « aider » est souvent le début d’un engrenage complexe.

📝 Le débat du jour
L’eyra accepte d’être alors avec Henri uniquement pour répondre à ses rêves. Pensez-vous qu’on puisse forcer un sentiment par « mission spirituelle » ? Est-ce un acte de courage ou une erreur fatale ?
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