Amour de jeunesse premier baiser

L’eyra et Henri sont en couple. Au premier contact physique entre les deux, L’eyra ne le supporte pas et choisi s’en aller.

L’INSTINCT AU-DELÀ DE LA RUPTURE

L’eyra avait rompu. Le contact physique d’Henri lui était devenu insupportable, comme une fréquence radio qui grésille. Elle pensait avoir tourné la page, mais le destin, lui, n’avait pas fini d’écrire. Un mois plus tard, la nouvelle tomba comme un couperet : Henri avait incendié la maison familiale avant de disparaître dans la nature.
Le choc fut double pour L’eyra. Elle n’était pas surprise. Elle l’avait déjà vu. Dans ses rêves, les flammes léchaient déjà les murs bien avant que l’allumette ne soit craquée. Coupable de n’avoir rien dit, mais soulagée d’avoir fui ce garçon que le quartier traitait déjà de « cause perdue », elle restait hantée.

HARCÈLEMENT SPIRITUEL : DES VOIX DANS LE SILENCE

La solitude de L’eyra devint peuplée. Ce n’étaient plus seulement des rêves, mais des voix. En plein jour, en plein public, une voix l’appelait. Elle se retournait, cherchant un visage, mais ne trouvait que le vide.4
« Pourquoi moi ? » criait-elle au ciel. « Il a choisi le feu et la fuite, pourquoi suis-je punie ? »
Pour ne pas sombrer, elle commença à transformer sa douleur en musique. Elle écrivit « Il y aura de nous », un titre comme une promesse, un refuge mélodique où Henri n’était pas un pyromane, mais une âme à retrouver.

LA CRISE D’IDENTITÉ : PLUS QU’UNE SIMPLE CAMARADE

En classe, le cours sur la religion fut un déclic. Quand le professeur parla de la résurrection, L’eyra interrogea sa voisine, le cœur battant :
— « Tu crois qu’on peut rêver de tout ça ? De Jésus, de Satan, de choses qui ne sont même pas dans la Bible ? »
— « Si tu l’as déjà entendu, peut-être… sinon, non, je ne pense pas, » répondit son amie, indifférente.
La réponse tomba comme une condamnation. L’eyra comprit qu’elle n’était pas juste « croyante ». Elle était différente. L’eyra voyait des visages dans le ciel, discutait avec des entités et assistait à des batailles millénaires pendant son sommeil. Elle était une anomalie dans un monde trop normal.

LE MIRACLE DU NOUVEL AN

Noël passa dans les larmes et l’incompréhension. Mais le 1er janvier, l’atmosphère changea. Lors d’un bal de quartier, entourée de ses frères et sœurs, L’eyra sentit sa présence. Henri était là, tapi dans l’ombre des amis délinquants.
Elle se mit à danser. Une danse sensuelle, magnétique, non pas pour la foule, mais pour les yeux qu’elle sentait fixés sur elle. Puis, elle sortit seule dans la nuit fraîche, offrant une proie facile à celui qu’elle attendait.
Après quelques pas, l’ombre se détacha du mur. C’était lui. Leurs regards se croisèrent, plus brillants que les feux d’artifice au loin. Henri la serra si fort qu’elle en eut le souffle coupé.
— « Je vais changer, L’eyra. Je te le promets. »
— « Vraiment ? »
— « J’ai commencé aujourd’hui. Avec toi. »
Dans cet échange, sous le ciel de janvier, le premier baiser effaça les incendies, les voix et les doutes. Pour un instant suspendu, L’eyra n’était plus une élue ou une victime des ténèbres. Elle était juste une jeune fille amoureuse.
Amour de jeunesse premier baiser

💡 Ce qu’il faut retenir : L’amour comme boussole

  1. La double réalité : L’eyra vit sur deux plans. L’un est spirituel et terrifiant, l’autre est humain et fragile. Henri est le pont entre ces deux mondes.
  2. Le pouvoir créateur : Transformer son angoisse en musique (la chanson « Il y aura de nous ») est la première étape pour que L’eyra reprenne le contrôle sur ses dons.
  3. Le poids de la différence : La solitude de L’eyra ne vient pas du manque d’amis, mais du fait que ses expériences (visions du « Père », combats christiques) sont incommunicables.

📝 Le débat du jour
Henri promet de changer « pour elle ». Pensez-vous qu’un amour sincère puisse réellement sauver une personne autodestructrice, ou est-ce une illusion dangereuse pour L’eyra ?
Donnez votre avis en commentaire, chaque perspective compte ! 👇

Avez-vous manqué le chapitre précédent: Cliquez ici
Pour le chapitre suivant cliquez ici